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Australie : premiers contacts
ajouté le 18/09/2008

Après une bonne journée de voyage ( dont 26h dans l'avion), j'ai retrouvé Vainvain à l'aéroport de Sydney en soirée. A peine le pied posé, il m'embarque pour les Blue Mountain, un parc national à environ 1h30 en voiture, au Nord Ouest de Sydney. Nous prévoyons d'y passer deux semaines.

Nous établissons notre premier point de chute dans le camping du petit village de Blackheath. Là, je fais la connaissance de Thom, Gillou et Yannick, les copains gapençais de Sylvain qui ont déjà bien amorcé leur périple. Leur accueil est aussi sympa et chaleureux que ce que la météo locale me confronte à sa rigueur... Ca pèle grave.

Je suis partie avec des rêves de grimpe plein la tête, armée d'une grosse motivation et d'un bon pêchon. C'était sans compter avec les conditions de vie qui vont accompagner ce trip. Il faudra supporter le froid, du très froid pour un mois d'août (0° à 1° le soir)? et parfois du mauvais, du très mauvais. Rien d'étonnant, c'est l'hiver en hémisphère sud. De plus, nous évoluons à 1000m sous une influence antarctique. J'ai vite compris qu'il faudra bien profiter des moments passés au chaud dans le fond du duvet.

Pour mes deux premiers jours en terre australe, on peut dire que le site de Diamond falls ne m'aura pas permis un contact très épanouissant. Fort vent froid sur un premier secteur et giboulées de neige sur un deuxième, avec des températures qui avoisinent le 0°. Même si c'est l'envie qui nous tient, on sent qu'ça pince sérieux. Heureusement, sur les conseils d'un grimpeur australien croisé au détour du caillou, nous migrons vers le site de Bowens creek, plus connu sous le nom de Wonderland. C'est un spot plus abrité. Il nous a même permis de grimper un moment en short et débardeur.

Ce premier contact aura été bien rude, d'autan que 8h de décalage horaire ne s'adapte pas sans une certaine nonchalance. Au terme de ces 2jours, il me manque donc le goût d'une croix? et toujours pas de kangourou à l'horizon.

Notre 1er jour de repos nous transmute en touristes près du site des three sisters, une singularité géologique faite de trois colonnes de pierre posées sur une falaise, avec une forêt d'eucalyptus à perte de vue en arrière plan, et une histoire païenne locale, de pétrification dans la pierre, qui accompagne les trois frangines.

Pour notre 2ième cession de grimpe, nous reprenons le chemin de Bowens creek, une falaise qui prend bien le soleil, mais qui se mérite au terme d'une marche de 45min. La motivation reprend des couleurs, avec des conditions du jour plutôt clémentes. Je pense que j'ai optimisé la journée en sortant au premier run un 8a+ tenté lors de notre dernier passage, puis en croitant, à vue, Mission to mars un 8b sympa et bien compact. La cerise sur le gâteau aurait été d'en faire autant avec Intergalactic lactic spastic, un 8b+ que je foire à vue dans un pas tout con. Je l'enchaîne en 1 essai, mais ça m'aurait bien contentée de ne pas remettre le couvert après avoir solutionné ses difficultés.

C'est pour moi difficile d'apprécier à sa juste valeur la cotation, car les lignes font 20m et se caractérisent par un ensemble de connections. Si la technicité emploie bien et le physique est exigent, il reste qu'elles sont assez rapidement mémorisables.

Nous sommes retournés le lendemain à Diamond falls, sous le soleil, mais le vent était encore plus fort. Nous avons réussi à nous accrocher un peu dans ce turbine-land. Vainvain se bat et sort en 1essai un sérieux 8b et je me contenterai d'un ptit 7c+ surclasse. Nous nous limiterons à cette maigre journée.

Passage obligatoire par Sydney pour notre 2ième jour de repos, calé pour que Thomas puisse encore profiter de 2jours de grimpe avant son Next go back home. Au programme, emplettes, balades, visite de l'opéra et du grand parc voisin. Sydney m'apparaît comme une ville bien vivante, assez proche de la nature et reposante. L'architecture du centre est cosmopolite, mais sa globalité est séduisante et bien accueillante.

Adieu veau, vache, cochon et mon imaginaire de voies majeures, partagées avec vainvain sur quelques extravagances géologiques. Si les spots proposent de beaux murs, ils ne portent que très peu de voies exigeantes. Très pragmatique, notre idée est à présent de consommer la moindre opportunité de soleil. Il est clair que ces jours-là sont comptés.

La prochaine espérance de grimpe se dénichera peut-être dans le bush profond, à l'aide de quelques évocations d'un chaman aborigène ... en attendant, toujours pas de Walibi au pied des voies.

Lire la suite sur Australie : derniers runs.

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