Anatomie
Les scalènes sont des muscles de la région latérale du cou. Ils sont tendus des vertèbres cervicales aux deux premières côtes. Ils sont au nombre de trois (antérieur, moyen et postérieur) et sont élévateurs des côtes, mais également fléchisseurs latéraux de la tête.
L'artère sous-clavière ainsi qu'un faisceau nerveux issu de la colonne vertébrale, le plexus brachial, cheminent entre les muscles scalènes antérieur et moyen, puis passent entre la clavicule et la première cote. Ce passage est appelé défilé des scalènes.
Syndrome du défilé des scalènes
Le syndrome du défilé des scalènes se définit comme une compression des artères et des veines sous-clavières, ainsi que du plexus brachial dans sa partie terminale. On définit plus simplement ce syndrome par une pince.
Cette modification géométrique de l'anatomie se fondait pour moi sur 2 causes conjuguées :
- Une modification des muscles scalènes, ayant perdu de leur élasticité habituelle, devenus gonflés et partiellement rigides suite à de fortes surcharges répétées.
- Ayant le bras droit directeur, ma mise en ?uvre de l'effort, et mes récupérations discriminant le bras gauche m'ont conduite à une dissymétrie de l'ossature des épaules.
Symptômes
Le diagnostic repose sur la présence de symptômes d'origine neurologique et vasculaire d'intensité variable, conduisant à des crises subites, parfois violentes, affectant toute la chaine, épaule, bras, avant-bras et la main.
- Les signes neurologiques dominent sous la forme d'engourdissements subits, d'intensité croissante et très rapide.
- Une diminution de la sensibilité de la main et des doigts, accompagne les premiers signes.
- Enfin le paroxysme des manifestations était l'apparition brutale d'une douleur de l'épaule, suivie d'une paralysie des muscles, puis de troubles moteurs conduisant à la perte de contrôle du bras. A trop rester relevé, mon bras gauche tombait sans que je puisse en avoir la moindre retenue.
- Les signes artériels se manifestent par des douleurs irradiant de l'épaule au coude et l'avant bras.
Conjointement aux premiers effets de la pince naissante, je forçais plus d'un coté que de l'autre et du coup, je me suis choppé 2 inflammations de l'épaule :
- Un des tendons de la coiffe des rotateurs (un des 4 tendons des muscles se fixant à l'épaule).
- La capsule sous acromio-claviculaire. (l'acromion est une excroissance libre prolongeant l'extrémité de la clavicule).
Examens
- L' électromyogramme peut permettre de confirmer des troubles de la conduction nerveuse et de préciser le niveau de compression.
- L' échographie-doppler artérielle (angiographie) a objectivé la compression artérielle sous-clavière. Elle met en évidence un ralentissement du débit vasculaire. Sans autre charge que son propre poids, placé à l'horizontal et en avant, le bras n'était irrigué que par moins de 10% du flux sanguin.
Traitement
- Mon thérapeute a effectué un important travail de détente musculaire, des muscles scalènes, trapèze moyen, sous clavier, dorsaux.
- Une rééducation inspiratoire et expiratoire a été entreprise pour rééquilibrer l'ossature du haut du tronc.
- Le renforcement musculaire des muscles élévateurs de l'épaule permet d'agrandir la pince costo-claviculaire.
Ce traitement a été conduit pendant 3 séances par semaine pendant 2 mois. Il a permis une évolution lente vers une réappropriation de mes moyens...
Une réappopriation certes lente, mais elle s'est faite.
Bilan : le contre...
- Les Radio, Scanner, Echographie m'auront maintenue dans l'ignorance d'un quelconque diagnostique durant 2 mois et demi.
- La Mésothérapie n'aura servi qu'à me colorer l'épaule d'un large hématome douloureux bleu-violet.
- Une douzaine de séances d' électrostimulation ne m'aura soulagée cette fois-ci que de peu de mon handicap.
- Les deux IRM, des cervicales et de l'épaule, n'auront permis que d'écarter une affection des cervicales.
- Une séance d' Ostéopathie ne m'aura pas fait distinguer son bénéfice du reste des traitements en cours.
Bilan : le pour et contre...
- Pour, une infiltration de l'épaule qui aura su soigner l'inflammation tendineuse. Au-delà de m'avoir coupé le sommeil durant deux nuits sous l'effet de la diffusion, elle aura pu me permettre de respirer et m'apaiser, rendant la kiné douce encore plus opérante.
- Contre, à l'idée invoquée par le chirurgien de m'enlever une cote, dite surnuméraire.
Bilan : le pour...
- Une simple prise de poult aura su identifier la pince.
- Un Doppler aura confirmé l'intensité de la pince.
- Une trentaine de séance de kiné douce, par manipulation visant une détente musculaire, aura solutionné mes tensions et rééquilibré la charpente.












