Tristesse et dégout, un préambule de raison, qui force ma nature
A chaque jour me plaçant au pied du caillou, ma convoitise n’a d’égal que ma curiosité et ce caillou me contente. Je le grimpe comme si l’escalade avait été créée le matin même. Chaque premier pas de chaque voie que je choisis, génère sa boulimie d’envie et me donne une raison suffisante d’animer ma motivation. Pour avoir aussi croisé quelques drames me rendant impuissante dans la compassion, je grimpe aussi chaque voie comme si ce run devait être le dernier qu’il m’est offert de grimper. Je grimpe sous l’emprise d’une acuité des sens à fleur de peau. Je grimpe donc comme une morte de faim parce que je n’ai strictement rien à démontrer, et n’ai rien à devoir. L’escalade ne me donne pas la liberté, mais elle me rend libre de la choisir hors des schémas convenus et complaisants. Je grimpe juste pour le plaisir.
Je ne grimpe donc pas pour faire les choux gras, de telle presse, ni pour crédibiliser tel autre site web, ni même pour plaire à tel sponsor, partenaire d’aventure. Les premiers, dans le meilleur des cas, peuvent s’en nourrir parfois, ou non, avec professionnalisme. Les troisièmes, mes partenaires, et je risque d’en surprendre plus d’un, ne demande rien et sont simplement content d’accompagner les membres de leur « team », leurs permettant en cela de signer parfois quelques belles empreintes symboliques. Pour nous, il leur arrive même de concevoir des rencontres improbables en des lieux dépassant le contentement et l’imagination.
... Quand au deuxième, je vous emmerde poliment Monsieur, et vous n’aurez jamais ni mon respect, ni ma considération. Si vous me touchez, ce n’est que par la peine profonde que j’ai pour les amis qui me connaissent sur le terrain... et parce qu’ils me connaissent, chacun de ces derniers vous le rendront tôt ou tard. Mes réalisations sont ce qu’elles sont, et vous n’y changerez rien. Je les décris sur mon seul blog, pour que les uns ou les autres ne se diluent pas en picorant ici ou là des copier-coller, proférés ni plus ni moins à la manière de sourates. Dés lors chacun donne l’écho qui le représente. Votre représentation passe par des propos dont on ne trouve aucune traduction équivalente, à responsabilités juridiques, sur un site bien français.
Vos propos :
“As we discovered that Charlotte is lying a lot about her claims, we decided with other website part of CWN (Climbing Web Network) such as UKClimbing, Belclimb, Klettern...) not to post anymore about her claims if we have no independent witness. Several elements makes us think that again she did not do what she claims. Even Beal and Petzl, her sponsors, did not post about her 8c onsight. She is strong, very strong, but she is lying too much.”
Ceci n’est pas une « pensée », ce sont des diffamations. Vous donnez à mes réalisations l’écho qui vous représente, par outrage et par omission.
Du fait que « Certains éléments vous font penser que... », soyez assuré que je ne vous emmerde pas « ... a lot... » pour l’état de votre « pensée », ou de votre « croyance », mais parce qu’à défaut de « savoir » ou de faire état de la moindre « rigueur nominative », vous prenez en otage beaucoup de monde, bien plus que l’étroitesse de votre liste en trois lettres, trois sites web, et ses trois points de suspension. Si les uns se contentent de votre « pensée », alors ils méritent votre copinage, et je ne grimpe pas pour plaire aux humeurs de qui que ce soit. Par le passé, j'ai quitté le support d'information, 8a.nu, pour ne me consacrer qu'à mon seul blog, au motif que leurs commentaires faisaient des sapins de noël, des perfs, et de leurs auteurs. Je ne sollicite donc pas le moindre reflet par les médias. Ainsi, si tant est que mes réalisations aient pu parfois retenir un peu d'attention, la responsabilité d'information de chacun est pleinement engagée au regard des préjudices. Au final, je vous emmerde donc pour prendre en otage des gens que j’aime, notamment « Petzl et Beal » et bien d’autres, des gens qui font l’intimité de ma passion, qui m’accompagnent depuis mes dix printemps. De plus, votre« croyance » est fausse, ils ont publié malgré la période de vacances. Mes réalisations sont ce qu’elles sont, mais elles sont, et ce qu'en font les uns ou les autres n'y changera rien. Quant à votre « She is strong, very strong », vous n'en savez strictement rien pour ne m'avoir jamais rencontré sur l'un quelconque des sites que j'ai fréquenté jusqu'à ce jour.
Par leur nature, mes réalisations et les gens que je croise, m’apprennent l’humilité et surtout à me taire à l'encontre de la bêtise, alors que la prise d’otages collective pseudo intellectuelle que caractérise votre ineptie devrait me faire crier à tous, mon dégout... car votre prise d'otage comprend aussi tous ceux qui ont cru avoir fait de très belles perfs, par défaut de produire un témoin qui soit indépendant, un frère , un parent, un compagnon, une compagne, un pote de club, un ou une amie, un novice non averti, le paysan avec qui on se compromet pour avoir bu un bon coup, un touriste de passage ne parlant pas français, un mineur car mineur, une blonde surement. Monsieur, vous me dégoutez pour cela aussi.
Il ne vous vient même pas à l’idée de considérer au mieux, une femme, autrement que par une condescendance mielleuse servant vos « commentaires ». Une considération calquée sur votre incapacité à concevoir la pertinence d’une féminine, ici sportive, rivalisant l’expertise à un doigt de votre seul clavier. Il ne me suffit pas d’avoir une expérience singulière, inaltérée par l'usure de ces heures et années au contact du caillou, il ne me suffit pas de me diversifier, de faire mieux, ou simplement de faire bien, pour que votre irresponsabilité se contienne. Vous avez rustiné et noyé, en 2010, le premier 8c féminin à vue, au travers d’une « news » vieille de plus d’une dizaine de jours. Vous avez également été capable, à l'automne 2011, de prendre la réalisation de l’une d’entre nous, sans en distinguer les nuances, pour dévoyer la précédente, par omission de la seconde féminine de l’histoire de l’escalade à réaliser un 9a... rien que ça, pas grand-chose somme toute. Ainsi votre suffisance vous satisfait. Sur ce coup, vous n’êtes même pas inélégant à mon encontre. De plus, je précisais avant l'heure sur Desnivel, trois mois plus tôt que sa réalisation, mon appréciation de ce que je pensais de la probable troisième réalisation d'un 9a par une féminine... et je prenais position. Vous êtes libre de ne pas publier, parfaitement libre de vos inimitiés, mais vous ne l'êtes pas de dévoyer l'information, par omission, négligence ou complaisances coupables, ni pour les unes, ni pour les suivantes.
Un jour peut-être, pour des raisons qui m’appartiendront, je quitterai les chaussons en silence. Ce jour, je prendrai tout mon temps et je m’emploierai avec la même pugnacité pour me rappeler à vous. Gager que ma passion du caillou soit durable, car plus jeune cela m'a blessé. J'étais terrifiée parfois par cette forme de délinquance facile, car je ne comprenais pas la bêtise élémentaire, assassine, et je n'avais pas les mots suffisants. J'ai donc appris avec le temps.
Si discrets soient les gens avec lesquels je partage quelques moments de grimpe, ces gens sont parfois des mythes de l'escalade française ou internationale. Si petits, reculés ou visionnaires soient les sites que je fréquente, ces gens qui inspirent mes lignes de grimpe et la manière de mon approche, eux-même en tout ces lieux sont dévoyés par des gué-guerre de confréries locales. Ainsi, il m'aura fallu faire preuve d'une inefficacité remarquable, car il m'aura fallu attendre 93 sites grimpés, plus de 2000 voies au delà du 7a, 1300 longueurs au delà du 7c, 386 8a et plus, 18 voies 8c et plus, pour qu'enfin, grâce à vous, je découvre qu'il doit être dans la nature humaine d'être les cons et les connes d'autres cons et connes. Mais les cons et connes que je côtoie me font avancer, je les aime, et ils s'accaparent la représentation de ma passion, ses expériences et parfois ses performances. Vraiment pas vous, Monsieur
Vous intégrez le nombre des individus qui n’ont pas à être fiers de leurs intentions, leurs écrits et agissements. Vous éprouvez le besoin de vous conjuguer au pluriel en prenant en otage des professionnels et des communicants, et par cette manipulation vous nourrissez l’intrigue, la petite. Cela vous représente. L’histoire de ma passion est ce qu’elle est, et elle me suffit à entretenir une motivation intacte. Elle ne vous parait pas importante au point de l’ignorer ou la dénigrer, c'est votre libre arbitre individuel. Moi elle me comble et me donnera envie d’aller encore plus loin. Je dis donc publiquement que jamais je ne vous adresserai le moindre respect, la moindre sollicitude, car faute de disposer de la moindre de mes infos, vous la fabriquerez par omission ou supputation, et vous ne trouverez votre légitimité que dans l’écho que feront des médias acolytes que vous aurez vous-même associé à votre construction.
... et sur le territoire français, vous seriez très inspiré des raisons qui ne vous font pas entretenir un forum sur votre site web, car je ne suis pas bien agée, mais surtout, ne suis plus tout à fait une gamine.
Quand à beaucoup d'autres, de ceux qui liront ces lignes, ou pas, je les remercie, non pas pour leur compassion car nous avons bien mieux à faire, mais pour leurs soutiens ou sympathie, qui les poussent à chaque opportunité, à me partager une même motivation. J'espère juste avoir été capable de leur partager la réciprocité, et je me fais le constat qu'en trois lignes, seule ma pudeur me retient publiquement de leur exprimer toute mon empathie.












